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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 14:05

J.d-Arc-1936-37.jpg

Année scolaire 1936-1937: l'école Jeanne d'Arc et ses grandes baies vitrées... 

 

 

Dans le sillage de Marcel Picot et Robert Malaquin qui, durant l’année scolaire 1945-1946 couchaient sur le papier leurs souvenirs panoramiques d’enfance dans la Cité, Jacques Legrand, Robert Lienard et Guy Merat  se concentrent plus précisément, eux, sur leurs souvenirs de l’imposant complexe scolaire…

 

« Je revoie encore les jolies écoles de la Cité avec leurs grandes baies claires, le grand clocheton, la cour et son bassin ombragé d’un saule pleureur. Elles étaient situées entre le dispensaire, la coopérative, la bibliothèque et a pharmacie.

L’école maternelle était placée derrière le dispensaire et elle faisait face aux grandes écoles.

Son préau était vitré sur le devant. De grandes baies l’éclairaient. Il était situé au milieu des deux bâtiments qui servaient de classes l’un aux plus grands, l’autre aux plus petits.

La cour était vaste.

En contournant l’école par un chemin, on arrivait devant la Nouvelle Etoile ou le dispensaire. Ainsi, on avait en vue les jardins potagers et fruitiers cultivés par les élèves de l’école des garçons.

Là il y avait un clos, le sol y était recouvert de gazon.

Il y avait aussi sur le côté du bâtiment des plus grands une pelouse qui donnait sur la coopérative ; elle était limitée par des arbres. L’été, les petits s’abritaient à l’ombre de ces arbres verdoyants.

Chaque bâtiment était également éclairé par de grandes baies qui donnaient vers l’école Veltin, c’est-à-dire vers le sud.

Les grandes écoles étaient composées de neuf classes de chaque côté ; du côté des garçons, il y avait l’école Veltin, cours du C.E.P. et apprenti, avec son clocheton, l’école Pasteur, cours moyens 1ere année et 2e année.

Du côté des filles, l’école Veltin, cours du C.E.P. et l’école Jeanne d’Arc, cours moyens 1ere et 2e année.

Les écoles des garçons étaient séparées des écoles des filles par un treillage.

Je revoie la grande et belle école Pasteur  avec son préau recouvrant les lavabos et de nombreux porte-manteaux.

En suivant un chemin qui partait du palier de l’école Veltin, on arrivait encore à d’autres classes situées devant le matériel roulant.

Toutes les classes réunies, on comptait près de huit cents enfants. »

 

03

Petit aperçu des lieux, ici photographiés avant la construction de l'école Veltin en 1926. 

 

 

Voilà résumé en moins d’une trentaine de lignes l’univers scolaire de prés de huit cents enfants ; autant que l’actuelle population du collège de Tergnier.

Rapports à l’espace, à l’environnement, entre petits et grands, entre garçons et filles… Tout y est, y compris le rapport à la beauté sur lequel nous nous concentrerons plus particulièrement dans notre prochain billet à travers le témoignage de Michel Deveaux, Daniel Pecqueux et Roland Hackspille sur leurs belles années dans le parc des Buttes Chaumont.

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L'histoire d'une Histoire

 

Vue aerienne

 

 

Ville-champignon érigée autour des rails, Tergnier est une ville que l'on croyait sans autre histoire que celle du chemin de fer et de ses destructions successives par les guerres jusqu'à ce que la curiosité de l'un de ses habitants, ancien épicier, mette à jour des richesses jusqu'alors insoupçonnées venues du fond des âges.  

Sautez dans «  le train en marche » et partager cette formidable aventure humaine aux confins du compagnonnage et de la franc-maçonnerie, dans des registres où se côtoient les applications les plus modernes de la sociologie et les plus anciens rites de fondation des villes, la psychologie et l'économie, l'Histoire officielle et l'actualité d'un passé qui interroge le présent....